Attention!! Mon blog a déménagé!!
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A bientôt
Voilà, j'ai emmené mon papa faire un p'tit tour en avion.
J'avais prévu de la montagne mais la météo ne s'y prêtant pas, on s'est
rabattu sur une balade dans le Var, vers le Luc, puis le Golfe de St
Tropez et un retour par la côte.
Qu'importe l'itinéraire, d'avoir vu les yeux de mon père pétiller était tout ce qui comptait.
Il a aimé la balade. Beaucoup. Il veut recommencer demain.
Demain, à Bordeaux ou ailleurs, sera bien.
Voilà, dans une semaine j'aurai quitté la Côte d'Azur, son soleil, ses plages, ses montagnes et surtout ses virages.
Alors pour faire bien les choses, je suis allé faire mes adieux à
quelques routes qui m'ont donné bien du plaisir. Aujourd'hui temps
magnifique, pas de vent, des gens en t-shirt sur la plage. Je me couvre
quand même un peu mais j'oublie le sur-pantalon ; pas grave, il fait
pas froid.
Il est 15h00. Je me décide pour le parcours que j'avais fait avec Claire.
Ca commence par la route des Adrets. Tout est sec, ça roule fort, je croise plein de motards. Youpi ce que je m'amuse!
Bon comme il n'est pas très tôt, j'abandonne le tronçon viroleux qui va
jusqu'à Draguignan et opte pour la nationale vite-fait : ce qui
m'intéresse, c'est la montagne.
A Draguignan, direction les gorges de Chateaudouble, qui montent vers
le Verdon. C'est un peu humide sous les arbres au début, mais à mesure
que l'on monte on retrouve le soleil et le sec. Mais brrrr, c'est qu'il
commence à faire froid par ici.
Ah bah tiens, v'là de la neige. Quelques tas sur le bas-côté. Et puis
tiens, les flaques d'eau sont gelées par ici... Faire attention.
Arrivée à Comps-sur-Artuby, je commence à me cailler sévère. Bon même pas mal, je continue.
Le plateau est couvert de neige, y'a même encore des congères sur la route.
Mes cuisses se transforment en glaçon, ça pique, ça brûle, glaglagla.
Mais bon dieu, qu'est-ce que ça vaut le coup!! A chaque virage je me
dis "putain que c'est beau". Les couleurs éclatent au soleil couchant,
ici un paysage de carte postale, là l'odeur réconfortante d'un feu de
cheminée... Quelle merveille, cette montagne! Je me dis que je dois
vraiment être folle pour quitter un endroit pareil.
Allez, il est 17h, plus que 3 cols à passer et on retrouvera la chaleur.
J'essaie de ne pas penser que je me gèle et j'avance en savourant les virages, bien secs malgré la neige de part et d'autre.
Arrivée au dernier col s'ouvre la vue sur la mer ; le soleil se couche.
Il fait nettement moins froid, on est toujours à 1000 mètres mais il
n'y a plus de neige.
Descente sur Grasse et retour au bercail par la voie rapide.
C'était beau, faudra revenir un jour (mais quand il fait chaud..).
Bye-bye mes routes chéries.
Je ne poste pas souvent de billets engagés. Mon blog, c'est plutôt
quelques traces de mes rêveries, de mes passions, de mes amis.
Pourtant des combats il y en a, il y en aurait des tas à mener. Mais ce
qui m'indigne vraiment me dépasse souvent, et je garde mes reflexions
pour moi-même faute de mieux.
L'air du temps à tendance à me faire sortir de mon mutisme, cependant.
Les effluves qui arrivent jusque dans ma bulle sont loin d'être
délicates. Parce que mon frère en parle si bien dans son propre blog,
je m'abstiens ici de toute surenchère. Mais aujourd'hui j'ai envie de
relayer ceci:
- Une note révoltée de mon frangin
-.. et la scandaleuse affaire qui l'a inspirée.
Que faire d'autre? Ecrire, parler, relayer à nouveau. Surtout ne pas se
taire. Et surtout ne pas se perdre dans cette "moralisation"
rétrograde, frileuse et nauséabonde qui semble dessiner nos lendemains.
Ca y est, j'ai les cartons, j'ai le scotch, j'ai 15 jours. Y'a plus qu'à.
C'est une drôle de nouvelle vie qui commence.
Un copain me demandait ce que je chercherais, si je devais me faire une
moto unique sur mesure. Les qualités que j'attendrais d'une telle moto
sont, finalement, celles que me donne en partie ma Ducati. Etonnant,
non? 
Nous dirions donc:
- un twin rageur avec tellement de couple qu'on dirait une orgie ( <- c'est pas de moi mais ça m'a toujours faire rire),
- ou bien un gros mono super léger et malpoli (coup de pied au cul garanti),
- une partie cycle bien rigide, que ta moto elle joue pas au yoyo quand tu te couches dans un virage,
- un freinage qui déchire histoire de s'arrêter bien propre,
- de l'équipement de qualité, réglable dans tous les sens,
- un look café-racer mais sobre, minimaliste,
- le tout bien sûr avec un poids minimum (oh les belles pièces en magnésium ou en alu..).
On pourrait donc dire que je ne recherche pas:
- un moteur lisse, poli et performant dans les tours,
- une partie-cycle chewing-gum, qui certes absorbe les bosses mais rend le pilotage brouillon,
- un freinage doux pour-pas-se-faire-peur... mais que ça te fait peur quand même le jour où t'as une urgence,
- des compromis sur l'équipement,
- la surenchère sur le design, ou au contraire le degré zéro,
- un poids de camion.
Bref, j'veux une moto qui fait prout, pas une moto qui dit bonjour à la dame 
La date de mon déménagement s'approchant, j'ai passé mon dimanche à
faire du tri dans quelques affaires et papiers que je traîne depuis des
années, rangés dans des boîtes d'archive ou en vrac dans des boîtes à
chaussures. Et c'est précisément pour un jour comme hier que l'on garde
ces choses-là :
- un vieux cahier de poésies illustré, vestige de la petite école;
- un catalogue de planches à voile dans lequel j'avais posé, enfant;
- un énorme paquet de lettres, abondante correspondance avec ma plus
ancienne amie (et il faut voir les lettres... on pourrait en faire une
BD de plusieurs centaines de pages);
- quelques rédactions et devoirs de maths (c'est pas un mythe, j'étais vraiment nulle en maths..);
- un cahier d'Anglais qui date du lycée, rempli de dessins parce que je
m'ennuyais pendant les cours que je trouvais trop faciles;
- et puis, perle des perles, le brouillon de mon oral de Français au
bac : peut-on dire des Liaisons Dangereuses que c'est un roman
d'amour? Ah, les Liaisons Dangereuses! Que j'avais aimé ce livre! Je ne
sais pas par quelle chance j'ai tiré ce sujet au sort, mais c'était
manifestement l'ouvrage que je maîtrisais le mieux. Ca a dû se voir
puisque je m'en suis sortie avec un 20/20.
Bref, autant de souvenirs qui font sourire, nous rappelle des émotions,
témoignent d'un âge que nous ne reverrons plus. J'ai rangé
précieusement ces vestiges afin de pouvoir un jour les redécouvrir à
nouveau.
Dans tout ce fatras, il y a aussi des choses qui nous encombrent, que
l'on a gardées en se disant "ça servira peut-être un jour", puis que
l'on a oubliées. Certaines nous paraissent tellement grotesques que
l'on se demande ce qui a motivé leur conservation. De ces rebuts de
l'existence j'ai fait 2 gros sacs poubelles. Sans compter le sac
contenant du matériel de peinture et de sérigraphie depuis longtemps
desséché.
Au final, si les souvenirs resteront sagement rangés à Bandol en
attendant, un jour peut-être, une migration plus définitive, j'ai
rempli deux cartons qu'il faudra prendre au passage, le jour du
déménagement.
Plus que tout, de faire les premiers cartons me remonte le moral. Je touche enfin du doigt cette nouvelle vie qui m'attend.